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1779 – RARE! LETTRE SCIENTIFIQUE ADRESSEE A ROMÈ DE L’ISLE
LE PERE DE LA CRISTALLOGRAPHIE.
en anglais

Objet Ref: BSL – Romé de L’Isle

1779 LETTRE ADRESSEE A ROMÈ DE L’ISLE – PROFESSEUR A L’ACADEMIE DE SCIENCES DE MONSIEUR L’ABBÉ BERTHOLON, PROFESSEUR DE THEOLOGIE, SEMINAIRE JESUITE DE BEZIERS, DATE 20 JUIN 1779. UNE FORMIDABLE LETTRE SCIENTIFIQUE LIANT TROIS SCIENTIFIQUES RECONNUS DANS LES DOMAINES DE L’ELECTRICITÉ, DE LA CRISTALLOGRAPHIE ET DE LA CHIMIE.
 


Romè de L'Isle

Jean-Baptiste Louis Romè de L'Isle (1736-1790)
Le Père de la Cristallographie
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Balthazar George Sage (1740-1824)
Fondateur de l’École des Mines, Paris
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L'Abbé Pierre Bertholon
Auteur de Traité sur l’électricité et correspondent de Benjamin Franklin


Balthazar Sage


Une formidable lettre scientifique de l’abbé Pierre Bertholon, séminariste jésuite, expérimentateur noté et auteur sur la théorie électrique et l’aurore boréal et correspondent de Benjamin Franklin – à Romè de L’Isle, minéralogiste considéré comme père de la cristallographie et Balthazar Sage, le fondateur de l’Ecole des Mines à Paris dont son don des échantillons minéralogiques fit partie de la fondation de la collection de l’institut. Voici la lettre dans laquelle il envoie des échantillons minéralogiques aux deux pour qu’ils puissent les étudier et il ajoute du commentaire sur son œuvre récente sur l’Aurore Boréal, l’essai de de l’Isle sur la cristallographie et les expériences de Sage avec l’alkali volatil fluor. Une formidable lettre scientifique du dix-huitième siècle!
 


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Romè de l’Isle note sur le registre

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Notes Biographiques

Jean-Baptiste Louis Romè de L'Isle (1736-1790)

Le 18e siècle témoigna la publication de l’œuvre séminaire original sur la cristallographie mathématique par Romè de l’Isle qui établit les raisons compositionnelles précises pour les différences mystérieux entre l’acier, le fer de font et le fer forgé.

Romè de l’Isle, un minéralogiste français, naquit le 26 août 1736 à Gray dans le Haute-Saône. Autant que secrétaire d’une compagnie d’artillerie il vista les Indes de l’est, il fut emprisonné par les anglais et tenu en captivité pendant trois ans. Il s’intéressa tôt à la chimie avec Balthazar Sage et puis développa une passion pour la minéralogie, rassemblant une collection de cristaux fantastiques. Il suivit les idées de Carl Linnaeus (1707 à 1778), père de la taxonomie, et proposa l’idée que c’était possible de classer les cristaux par leurs formes extérieurs, une idée qui, à l’époque, incita beaucoup d’opposition. Il fut auteur de l’Essai de Cristallographie (1772), dont la deuxième édition fut estimée comme œuvre principale et fut publiée comme Cristallographie (3 vols. et un atlas, 1783). Dans son essai, il employa les concepts descriptifs de « formes primitives » et « raccourcis ». Ces œuvres permirent prendre la mesure de cristaux et rendit possible la mesure précise des angles planes des facettes cristallines, lui amenant a proposer son « loi de consistance des angles ». Cristallographie eut maintenant de paramètres quantitatifs, les pentes respectifs des facettes de lesquelles les classifications d’un côté et les théories de la structure de l’autre côté furent développées. Plus tard, il se fut brouillé avec Sage et Bertholon, mais il resta distingué pour ses recherches sur la minéralogie et la cristallographie. Il mourra à Paris le 7 mars 1790.

Balthazar George Sage (1740-1824)

Balthazar Sage naquit à Paris le 7 mai 1740, le fils d’un pharmacien. Il étudia à l’école Mazarin et se dédia aux études de minéralogie et de la chimie docimastique (déterminant la nature et quantité de substances métalliques contenues dans les minerai et minéraux). Avec l’influence de Louis XV, Sage fut admis dans l’Académie de Sciences à l’âge de trente ans. Sage enseigna la chimie analytique à l’Académie de Sciences où ses incompétences furent embarrassantes. Il y en avait qui trouva qu’il ne mérita pas la distinction. Grimaux lui présenta comme « un expérimentateur maladroit, imagination lunatique, duquel ses essais publiés étaient que des erreurs, beaucoup, beaucoup d’erreurs ». Il fut connu pour ses expériences avec l’alkali volatil fluor comme remède pour l’asphyxie et les morsures des serpents, une étude à laquelle Bertholon fait référence dans cette lettre.
     Sage se joignit avec Monnet dénoncer les théories de Lavoisier et celles d’Haüy. Ensemble ils firent les dernières défenses en préférence pour la théorie phlogistique, à une époque où tous les scientifiques l’eurent défavorisé en faveur des théories de Lavoisier. Sage devint aveugle en 1805 et fut privé de sa pension à vie après un changement dans le climat politique. Il mourra en pauvreté et négligence en 1824.
L’événement majeur de sa carrière ne fut pas scientifique mais c’était plutôt son rôle dominant dans la création de l’Ecole des Mines à Paris en 1783. Sage fut le premier maître de l’Ecole des Mines où il enseigna la minéralogie et docimasie de 1783 à 1790. Depuis 1760, Sage rassembla une des meilleures collections de minéraux à Paris; il la vendit au roi pour une pension à vie de 5000 livres par an. Sa collection resta ensemble au monnayage royal jusqu’à 1824, quand elle fut devisée entre le Musée de l’Histoire Naturelle et l’Ecole des Mines
.

 Pierre Bertholon de Saint-Lazare (1742-1800)

Un curé étonnant. Naquit en 1842 il entra au séminaire jésuite à Béziers. Plus tard il fut professeur des physiques expérimentales pour l’Académie de Sciences à Montpellier et les Etats Générales de Languedoc. En 1789 l’abbé Pierre Bertholon décrivit un instrument à clavier appela le Clavecin Magnétique, qui utilisa l’électricité et fut peut-être le premier instrument de musique électrique. Il construisit des expériences et publia des œuvres sur les effets de l’électricité sur les plantes, les êtres humains et la conduction électrique en étant correspondent avec Benjamin Franklin en Amérique. Il suggéra un appareil pour empêcher des tremblements de terre et de volcans, les croyant être liés aux déséquilibres électriques. Il publia des œuvres sur l’Aurore Boréal bien que les propriétés électriques des météores. Il correspondit avec tous les scientifiques importants de son ère, parfois en prenant le mauvais côté des théories disputées. Bertholon fit aussi partie du premier jugement majeur de Robespierre contre l’inventeur Vissery (qu’il gagna) qui fut devant le tribunal pour avoir mis en place un paratonnerre qui fut considéré comme menace publique. L’avocat de Buissart correspondit avec l’abbé Bertholon pour obtenir de soutien scientifique et le décrivit comme un physiciste expérimental avec « un zèle apostolique pour l’électricité ». Bertholon déclara le verdict de coupable une « ignominieuse prétention et sans aucune fondation à déclarer qu’on ne peut pas mettre en place un paratonnerre sans l’autorisation de la police, » et il envoya une copie à Benjamin Franklin en Amérique.

 


 

Image d’un traité de Bertholon dans lequel il introduisit de champs électriques parmi les plantes pour prendre la mesure de leur effet sur la croissance

Image d’un traité de Bertholon dans lequel il crut que les maladies pourraient être traitées si exposer à l’électricité

Les plantes répondent pareillement à la musique qu’aux longueurs d’onde du spectre électromagnétique. À la fin des années 1770, Nollet, Toaldo et Bertholon fournirent la preuve solide que « l’électricité avait de profonds effets sur la fonction de la croissance du règne animal Toaldo prouva que les plantes poussèrent mieux quand elles furent près d’un paratonnerre. Bertholon inventa un électrovegetomètre pour cueillir l’électricité dans l’air, via une antenne qui passa ensuite à ses plantes.

Comme remarque: Pas tout le monde considéra l’Abbé comme aubaine. En 1790, le comte Alessandro Volta (1745-1827), père de Volta et la pile voltaique (la première pile) délivra l’adresse de fin de l’année à l’Université de Pavia en Italie où il fut professeur de physique. Il fut en compétition avec Giovanni Battista Beccaria le professeur de physique de l’Université de Turin en Italie pour sa prééminence dans le domaine des études électriques. Il prit note qu’il y eut maintenant un autre « adorateur fanatique » à lequel il fallait se rendre compte, un nouvel admirateur de Beccaria, un autre des « beaucoup ou peu militants» de lui, l’Abbé Pierre Bertholon, qui en 1787 publia une œuvre ayant le titre éloquent De l’Electricité des Météores. Bertholon et Beccaria suivirent la théorie de la fluidité relative de l’énergie électrique de Benjamin Franklin.
 

Document de quatre pages – Signé et daté: 1 septembre 1727
Texte en français ci-dessous:

Il y a bien longtemps, Mon très-cher monsieur, que j’attends de vos nouvelles il me semble que je vous ai écrit deux fois sans avoir de réponse. Je crains que vous n’ayez été malade, et je vous prie de me tirer de peine. Après m’avoir donné des nouvelles de votre santé, donnez-moi de celles qui regardent vos travaux, c’est-à-dire vos succès, car vos veilles sont toujours couronnées.
Je vous demandai dans mes deux dernières 1e votre sentiment sur cette mine de fer spongieuse que je vous ai envoyée ci-devant. 2e le sentiment de notre ami Mr. Sage, qui ne m’en a rien dit. Je vous ai envoyé depuis peu, par occasion, et probablement vous le recevrez quelques jours après cette lettre, si vous ne l’avez reçu peu avant; vous recevrez, dis-je, un petit paquet contenant 3 articles, marqués N°1, N°2, N°3 ; Le N°1 paraît une pyrite ferrugineuse qui se décompose, elle me paraît bien prouver votre doctrine. Le N°2 ne vous paraît-il pas aussi une mine de fer terreuse ayant figure de plante; le N°3 est une lave avec schorl. Donnez-moi aussi votre avis, ainsi que celui de Mr. Sage sur ces articles. Le paquet est double, il y en a un pour lui que vous aurez la bonté de lui remettre.
Quand est-ce qu’il donnera sa 4e édition de l’alkali volatil fluor; j’ai fait beaucoup connaître ici cet ouvrage? Je serai charmé que vous me donneriez dans votre 2e lettre l’adresse de sa secrétaire de Mr. Amelot, ami de Mr. Sage, afin que je puisse lui écrire pour ce moyen dans le besoin; j’ai oublié son nom. Je vous envoyerai au 2e jour une belle mine nouvelle.
Marquez moi, s’il vous plaît, ce que vous pensez de mes deux mémoires sur l’aurore Boréale, que vous avez vus dans le journal de physique, à la fin de l’année dernière, des observations critiques me feraient encore plus de plaisir que des éloges.
Je vous ai écrit depuis deux jours, mais cette lettre que je ne compte point ci, a été remise à un habile suédois, directeur des mines de fer de Suède, Mr. De Stockenshom; je lui ai beaucoup parlé de vous de vos ouvrages, et de votre intéressant cabinet, et ma lettre et une lettre de recommandation auprès de vous. Vous ne le verrez que dans quelques mois. Je lui aussi donné une lettre pour Mr. Sage. Quand je vois ici quelqu’étranger instruit, et j’en vois souvent, je ne manque pas dans le cours de la conversation de leur faire part des vifs sentiments d’admiration dont je suis pénétré pour Mssrs. De Romé de l’Isle et Sage.
A- t-on vendu cette année à Paris des cabinets d’histoire naturelle? Si cela est, conservez moi le catalogue le mieux fourni, que je ferai retirer ensuite de chez-vous.
Excusez-moi sue je ne vous envoie qu’une demi-lettre; c’est que j’en mets deux autres dans une lettre d’ami, et je ne veux pas rendre le paquet trop gros.
Souvenez vous, Monsieur, d’un de vos admirateurs, et d’un de vos plus affectionés serviteur.
(signé) Bertholon
à Beziers le 20 juin 1779

(Adressé)
A Monsieur
Monsieur de Romé de L’Isle, membre de plusieurs Académies de Sciences, de rue Neuve de Bons Enfants, maison de Mr. D’Enneri.
A Paris

A Mr. M. l’abbé Bertholon, de plusieurs Académies, professeur en theologique au séminaire de Béziers à Béziers.

Spécifications du Document: La lettre est constituée de 4 pages sur une feuille pliée – 230mm x 180mm. Chaque page mesure – 115mm x 180mm. État: très bonne, papier batonne étendu sans filigrane. De tâches légères sur la couverture. La lettre est écrite sur deux pages et il y a une feuille d’adresse bien que de notation de registre probablement par de l’Isle.

 Mis en vente par Berryhill & Sturgeon, Ltd .................................  $ Listed on eBay
 

End of Item - BSL - Romè de L'Isle

Tel: 573-335-7720

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