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Notes Biographiques
Jean-Baptiste Louis Romè de L'Isle (1736-1790)
Le
18e
siècle témoigna la publication de l’œuvre séminaire original sur la
cristallographie mathématique par Romè de l’Isle qui établit les raisons
compositionnelles précises pour les différences mystérieux entre l’acier,
le fer de font et le fer forgé.
Romè de l’Isle, un minéralogiste français, naquit le 26 août 1736 à Gray
dans le Haute-Saône. Autant que secrétaire d’une compagnie d’artillerie
il vista les Indes de l’est, il fut emprisonné par les anglais et tenu
en captivité pendant trois ans. Il s’intéressa tôt à la chimie avec
Balthazar Sage et puis développa une passion pour la minéralogie,
rassemblant une collection de cristaux fantastiques. Il suivit les idées
de Carl Linnaeus (1707 à 1778), père de la taxonomie, et proposa l’idée
que c’était possible de classer les cristaux par leurs formes extérieurs,
une idée qui, à l’époque, incita beaucoup d’opposition. Il fut auteur de
l’Essai de Cristallographie (1772), dont la deuxième édition fut estimée
comme œuvre principale et fut publiée comme Cristallographie (3 vols. et
un atlas, 1783). Dans son essai, il employa les concepts descriptifs de
« formes primitives » et « raccourcis ». Ces œuvres permirent prendre la
mesure de cristaux et rendit possible la mesure précise des angles
planes des facettes cristallines, lui amenant a proposer son « loi de
consistance des angles ». Cristallographie eut maintenant de paramètres
quantitatifs, les pentes respectifs des facettes de lesquelles les
classifications d’un côté et les théories de la structure de l’autre
côté furent développées. Plus tard, il se fut brouillé avec Sage et
Bertholon, mais il resta distingué pour ses recherches sur la
minéralogie et la cristallographie. Il mourra à Paris le 7 mars 1790.
Balthazar George Sage (1740-1824)
Balthazar Sage naquit à Paris le 7 mai 1740, le fils d’un pharmacien. Il
étudia à l’école Mazarin et se dédia aux études de minéralogie et de la
chimie docimastique (déterminant la nature et quantité de substances
métalliques contenues dans les minerai et minéraux). Avec l’influence de
Louis XV, Sage fut admis dans l’Académie de Sciences à l’âge de trente
ans. Sage enseigna la chimie analytique à l’Académie de Sciences où ses
incompétences furent embarrassantes. Il y en avait qui trouva qu’il ne
mérita pas la distinction. Grimaux lui présenta comme « un
expérimentateur maladroit, imagination lunatique, duquel ses essais
publiés étaient que des erreurs, beaucoup, beaucoup d’erreurs ». Il fut
connu pour ses expériences avec l’alkali volatil fluor comme remède pour
l’asphyxie et les morsures des serpents, une étude à laquelle Bertholon
fait référence dans cette lettre.
Sage se joignit avec Monnet dénoncer les théories de
Lavoisier et celles d’Haüy. Ensemble ils firent les dernières défenses
en préférence pour la théorie phlogistique, à une époque où tous les
scientifiques l’eurent défavorisé en faveur des théories de Lavoisier.
Sage devint aveugle en 1805 et fut privé de sa pension à vie après un
changement dans le climat politique. Il mourra en pauvreté et négligence
en 1824.
L’événement majeur de sa carrière ne fut pas scientifique mais c’était
plutôt son rôle dominant dans la création de l’Ecole des Mines à Paris
en 1783. Sage fut le premier maître de l’Ecole des Mines où il enseigna
la minéralogie et docimasie de 1783 à 1790. Depuis 1760, Sage rassembla
une des meilleures collections de minéraux à Paris; il la vendit au roi
pour une pension à vie de 5000 livres par an. Sa collection resta
ensemble au monnayage royal jusqu’à 1824, quand elle fut devisée entre
le Musée de l’Histoire Naturelle et l’Ecole des Mines
.
Pierre
Bertholon de Saint-Lazare (1742-1800)
Un curé étonnant. Naquit en
1842 il entra au séminaire jésuite à Béziers. Plus tard il fut
professeur des physiques expérimentales pour l’Académie de Sciences à
Montpellier et les Etats Générales de Languedoc. En 1789 l’abbé Pierre
Bertholon décrivit un instrument à clavier appela le Clavecin
Magnétique, qui utilisa l’électricité et fut peut-être le premier
instrument de musique électrique. Il construisit des expériences et
publia des œuvres sur les effets de l’électricité sur les plantes, les
êtres humains et la conduction électrique en étant correspondent avec
Benjamin Franklin en Amérique. Il suggéra un appareil pour empêcher des
tremblements de terre et de volcans, les croyant être liés aux
déséquilibres électriques. Il publia des œuvres sur l’Aurore Boréal bien
que les propriétés électriques des météores. Il correspondit avec tous
les scientifiques importants de son ère, parfois en prenant le mauvais
côté des théories disputées. Bertholon fit aussi partie du premier
jugement majeur de Robespierre contre l’inventeur Vissery (qu’il gagna)
qui fut devant le tribunal pour avoir mis en place un paratonnerre qui
fut considéré comme menace publique. L’avocat de Buissart correspondit
avec l’abbé Bertholon pour obtenir de soutien scientifique et le
décrivit comme un physiciste expérimental avec « un zèle apostolique
pour l’électricité ». Bertholon déclara le verdict de coupable une «
ignominieuse prétention et sans aucune fondation à déclarer qu’on ne
peut pas mettre en place un paratonnerre sans l’autorisation de la
police, » et il envoya une copie à Benjamin Franklin en Amérique.
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Image d’un traité de Bertholon dans lequel il introduisit de
champs électriques parmi les plantes pour prendre la mesure
de leur effet sur la croissance |
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Image d’un traité
de Bertholon dans lequel il crut que les maladies pourraient
être traitées si exposer à l’électricité |
Les plantes répondent
pareillement à la musique qu’aux longueurs d’onde du spectre
électromagnétique. À la fin des années 1770, Nollet, Toaldo et Bertholon
fournirent la preuve solide que « l’électricité avait de profonds effets
sur la fonction de la croissance du règne animal Toaldo prouva que les
plantes poussèrent mieux quand elles furent près d’un paratonnerre.
Bertholon inventa un électrovegetomètre pour cueillir l’électricité dans
l’air, via une antenne qui passa ensuite à ses plantes.
Comme remarque: Pas tout le monde considéra l’Abbé comme aubaine. En
1790, le comte Alessandro Volta (1745-1827), père de Volta et la pile
voltaique (la première pile) délivra l’adresse de fin de l’année à
l’Université de Pavia en Italie où il fut professeur de physique. Il fut
en compétition avec Giovanni Battista Beccaria le professeur de physique
de l’Université de Turin en Italie pour sa prééminence dans le domaine
des études électriques. Il prit note qu’il y eut maintenant un autre «
adorateur fanatique » à lequel il fallait se rendre compte, un nouvel
admirateur de Beccaria, un autre des « beaucoup ou peu militants» de lui,
l’Abbé Pierre Bertholon, qui en 1787 publia une œuvre ayant le titre
éloquent De l’Electricité des Météores. Bertholon et Beccaria
suivirent la théorie de la fluidité relative de l’énergie électrique de
Benjamin Franklin.
Document de quatre pages – Signé et daté: 1 septembre 1727
Texte en français ci-dessous:
Il y a bien longtemps, Mon très-cher monsieur, que
j’attends de vos nouvelles il me semble que je vous ai écrit deux fois
sans avoir de réponse. Je crains que vous n’ayez été malade, et je vous
prie de me tirer de peine. Après m’avoir donné des nouvelles de votre
santé, donnez-moi de celles qui regardent vos travaux, c’est-à-dire vos
succès, car vos veilles sont toujours couronnées.
Je vous demandai dans mes deux dernières 1e votre sentiment sur cette
mine de fer spongieuse que je vous ai envoyée ci-devant. 2e le sentiment
de notre ami Mr. Sage, qui ne m’en a rien dit. Je vous ai envoyé depuis
peu, par occasion, et probablement vous le recevrez quelques jours après
cette lettre, si vous ne l’avez reçu peu avant; vous recevrez, dis-je,
un petit paquet contenant 3 articles, marqués N°1, N°2, N°3 ; Le N°1
paraît une pyrite ferrugineuse qui se décompose, elle me paraît bien
prouver votre doctrine. Le N°2 ne vous paraît-il pas aussi une mine de
fer terreuse ayant figure de plante; le N°3 est une lave avec schorl.
Donnez-moi aussi votre avis, ainsi que celui de Mr. Sage sur ces
articles. Le paquet est double, il y en a un pour lui que vous aurez la
bonté de lui remettre.
Quand est-ce qu’il donnera sa 4e édition de l’alkali volatil fluor; j’ai
fait beaucoup connaître ici cet ouvrage? Je serai charmé que vous me
donneriez dans votre 2e lettre l’adresse de sa secrétaire de Mr. Amelot,
ami de Mr. Sage, afin que je puisse lui écrire pour ce moyen dans le
besoin; j’ai oublié son nom. Je vous envoyerai au 2e jour une belle mine
nouvelle.
Marquez moi, s’il vous plaît, ce que vous pensez de mes deux mémoires
sur l’aurore Boréale, que vous avez vus dans le journal de physique, à
la fin de l’année dernière, des observations critiques me feraient
encore plus de plaisir que des éloges.
Je vous ai écrit depuis deux jours, mais cette lettre que je ne compte
point ci, a été remise à un habile suédois, directeur des mines de fer
de Suède, Mr. De Stockenshom; je lui ai beaucoup parlé de vous de vos
ouvrages, et de votre intéressant cabinet, et ma lettre et une lettre de
recommandation auprès de vous. Vous ne le verrez que dans quelques mois.
Je lui aussi donné une lettre pour Mr. Sage. Quand je vois ici
quelqu’étranger instruit, et j’en vois souvent, je ne manque pas dans le
cours de la conversation de leur faire part des vifs sentiments
d’admiration dont je suis pénétré pour Mssrs. De Romé de l’Isle et Sage.
A- t-on vendu cette année à Paris des cabinets d’histoire naturelle? Si
cela est, conservez moi le catalogue le mieux fourni, que je ferai
retirer ensuite de chez-vous.
Excusez-moi sue je ne vous envoie qu’une demi-lettre; c’est que j’en
mets deux autres dans une lettre d’ami, et je ne veux pas rendre le
paquet trop gros.
Souvenez vous, Monsieur, d’un de vos admirateurs, et d’un de vos plus
affectionés serviteur.
(signé) Bertholon
à Beziers le 20 juin 1779
(Adressé)
A Monsieur
Monsieur de Romé de L’Isle, membre de plusieurs Académies de Sciences,
de rue Neuve de Bons Enfants, maison de Mr. D’Enneri.
A Paris
A Mr. M. l’abbé Bertholon, de plusieurs Académies, professeur en
theologique au séminaire de Béziers à Béziers.
Spécifications du
Document:
La lettre est constituée de 4 pages sur
une feuille pliée – 230mm x 180mm. Chaque page mesure – 115mm x 180mm.
État: très bonne, papier batonne étendu sans filigrane. De tâches
légères sur la couverture. La lettre est écrite sur deux pages et il y a
une feuille d’adresse bien que de notation de registre probablement par
de l’Isle.
Mis
en vente par Berryhill & Sturgeon, Ltd .................................
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